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15 juillet 2026
À l’approche de la généralisation de la facturation électronique en France, la transition numérique soulève encore de nombreuses questions chez les dirigeants de très petites entreprises (TPE) et les indépendants. Notre premier Baromètre Henrri, réalisé auprès de 1 704 dirigeants de TPE, met en lumière un écart important entre la théorie législative et la réalité du terrain. Entre la complexité du jargon technique et un besoin d’accompagnement quotidien, comment les petites structures se préparent-elles ?
Voici les chiffres clés et les enseignements majeurs de notre enquête.
Le premier constat de notre baromètre est sans appel : l’accès à une information claire reste un enjeu majeur pour les chefs d’entreprise.
Aujourd’hui, 35 % des dirigeants se sentent encore dans le flou concernant les modalités pratiques de la réforme. Si une majorité de 65 % estime que l’information globale est claire, ils sont tout de même 21 % à évoquer un « flou artistique total » et 14 % affirment n’avoir reçu strictement aucune information à ce jour.
Cette situation est particulièrement sensible à l’approche des premières échéances. En effet, chaque entreprise devra être en mesure de s’adapter aux nouvelles règles.

Le principal obstacle à l’appropriation de la réforme réside dans la complexité de son vocabulaire. Pour 60 % des dirigeants de TPE, la réforme e-facture, c’est « du chinois » puisqu’ils avouent ne savoir expliquer aucun des trois termes clés de la réforme : Factur-X, PPF (Portail Public) et PA (Plateforme Agréée).
Pour la minorité de dirigeants qui parviennent à décrypter une partie de ce jargon, la maîtrise des concepts reste très fragmentée et les scores de notoriété des termes officiels s’avèrent particulièrement bas :
Afin de dissiper ces doutes avant le jour J, il est crucial d’expliquer simplement que la facturation électronique ne se résume pas à l’envoi d’un simple fichier PDF par e-mail, mais s’appuie sur des formats d’échanges sécurisés.

Les dirigeants de TPE peinent à percevoir l’intérêt direct de cette transition pour leur activité quotidienne.
Selon notre sondage, 62 % des dirigeants pensent que la réforme profite d’abord à l’État. En comparaison, seuls 18 % estiment qu’elle bénéficiera en premier lieu aux experts-comptables, et à peine 9 % d’entre eux y voient un avantage direct pour leur propre entreprise (11 % estiment qu’elle ne profite à personne).

Cette perception s’explique en partie par le manque d’accompagnement sur le terrain : 58 % des dirigeants de TPE déclarent ne pas avoir d’expert-comptable pour les accompagner au quotidien. Pour les 42 % restants qui bénéficient des services d’un cabinet, l’accompagnement reste perfectible :

À l’approche de la mise en conformité, les entrepreneurs partagent plusieurs appréhensions pragmatiques liées à leur gestion :

Pour surmonter ces craintes, les dirigeants de TPE refusent majoritairement de consacrer du temps à la formation ou à des tâches administratives supplémentaires. 90 % des professionnels veulent que leur logiciel de facturation gère le passage de la réforme.
Seuls 9 % envisagent de se former eux-mêmes pour gérer la transition, et à peine 1 % sont prêts à acheter un module payant supplémentaire. L’outil de facturation doit donc absorber la complexité de la loi pour offrir une tranquillité d’esprit totale au dirigeant.

Et voici le baromètre au complet :

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